La viande bovine en Normandie
La viande bovine en Normandie Avec près de 2,3 millions de têtes en 2004, la Normandie est la 2e région française par l'importance de son troupeau total bovin (derrière les Pays de la Loire). En 2003, dans la région, 28 000 exploitations (soit 64 %) détiennent un cheptel bovin : lait, viande ou mixte. Parmi celles-ci, 28 % sont fortement spécialisées en production de viande bovine (Otex viande bovine).
En 2005, la viande bovine (gros bovins + veaux de boucherie) génère 20 % du produit agricole final régional (PAF). Avec le lait (27 %), l'élevage bovin représente près de la moitié du PAF normand.
L'empreinte laitière reste forte...
Région à vocation essentiellement laitière, la Normandie produit avant tout une viande bovine d'origine laitière, même si depuis la mise en place des quotas laitiers, un cheptel spécialisé fait son apparition. La vache de réforme reste encore la première source de viande rouge. Elle contribue, en 2004, à 42 % de la production régionale de viande de gros bovins.
… mais le cheptel se spécialise doucement
Depuis 1984, année d'instauration des quotas laitiers, le cheptel allaitant (vaches + génisses) a plus que doublé dans la région alors que, dans le même temps, le cheptel laitier diminuait de 37 %. Aujourd'hui, un quart des vaches présentes dans les exploitations normandes est issu du troupeau allaitant.
Depuis 2002, la baisse du cheptel bovin normand se poursuit. Entre 2003 et 2004, le troupeau bovin total perd 27 500 têtes (- 1 %). Tous les effectifs bovins départementaux sont à la baisse, la diminution la plus importante affectant le département de l'Eure (- 8 000 têtes entre 2003 et 2004). En Basse-Normandie, les effectifs de toutes les catégories de bovins régressent à l'exception des veaux (forte progression du cheptel dans la Manche). En Haute-Normandie, toutes les catégories de bovins sont également à la baisse, sauf les génisses nourrisses (forte progression du cheptel en Seine-Maritime).
